Bulletins du CRAHN


L’archéologue, l’imagerie 3D et le SIG : pour un renouvellement méthodologique (2018)

Patrick BOUVART, Céline CHAUVEAU, Éric DELLONG, Jean-Luc PIAT

Depuis ces cinq dernières années, le bureau d'études Hadès est confronté au développement, rapide des méthodes de relevés numériques de lasergrammétrie et de photogrammétrie, que ce soit dans le domaine de l'archéologie sédimentaire ou du bâti. Cette évolution des moyens d'acquisition, tout comme leur démocratisation, a provoqué une adaptation des procédés de traitement et de restitution des informations acquises. Cette « révolution technologique » a eu en effet pour conséquence l'adoption par les archéologues œuvrant dans cette structure, de nouveaux logiciels et de nouvelles compétences. Dans le cadre de ses investissements en recherche et développement et des chantiers qui lui ont été confiés, Hadès s’est rapidement tourné vers l’utilisation des logiciels SIG (Systèmes d’informations géographiques) pour la réalisation d’études graphiques 2D de bâtiments en élévation ou en plan. Parallèlement à l’utilisation du SIG, il a également constitué une équipe chargée de traiter des problématiques relatives à la numérisation 3D. L’acquisition des données lasergrammétriques ou photogrammétriques étant généralement confiée à des prestataires, les réflexions portent plus précisément sur les protocoles d’exploitation, la qualité et la destination finale des images traitées par l’archéologue en relation ou non avec le SIG.

Comme les exemples présentés dans cet article le montrent, il n'existe pas encore à Hadès de chaîne opératoire unique, mais plusieurs protocoles définis et adaptés en fonction des problématiques du chantier, de son importance, des compétences du responsable d'opération, et des moyens qui lui sont alloués. Les études menées sur les cathédrales de Saintes (17) et d’Angoulême (16), l’abbaye de Nanteuil-en-Vallée (16) ou le château de Châteaubriant (44), confirment un renouvellement méthodologique de l’archéologue caractérisé par l’appropriation d’outils 3D et de systèmes d’information 2D, favorisé par l’existence d’outils informatiques issus de « l’opensource ». Au regard de ces expériences, l’évolution vers une chaîne opératoire unique est-elle possible ? L’archéologue peut-il assumer cette opération ou doit-il confier ce travail à des « spécialistes » ? Quels sont les écueils rencontrés vers la systématisation de tels procédés ?

 

Cet article est paru en décembre 2018 dans le hors-série n°1 du CRAHN. Il est disponible à la vente sur ce site.



pdf icon Sommaire du HS du CRAHN 2018 .pdf


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