La société

Centre de Recherches Archéologiques et Historiques de Normandie

Société Normande d'Etude Préhistorique et Historiques

 

Historique.

 

la Société Normande d’Études Préhistoriques, la SNEP est fondée en 1893. C'est la première société savante spécialisée en préhistoire en France, dix ans avant la naissance d’une société nationale, la Société préhistorique de France. Assez rapidement, à la Préhistoire, s’ajoutent la Protohistoire, l’Antiquité et le Haut Moyen Âge : toutes périodes où les textes sont soit absents, soit très rares, et où l’archéologie reste donc le vecteur majeur d’information.  

Le Centre de recherches archéologiques de Haute-Normandie, le CRAHN, est né en 1975.

 Suite aux Assemblées Générales des 23 Mars et 27 Avril 2002 de la Société d’Études Préhistoriques et de Centre de Recherches Archéologiques de Haute-Normandie, il a été décidé de la fusion du Centre de Recherches Archéologiques de Haute-Normandie et de la Société d’Études Préhistoriques (devenue ensuite Société Normande d’Archéologie Préhistorique et Historique, puis Société Normande d’Études Préhistoriques et Historiques).

La nouvelle association s’appellera Centre de Recherches Archéologiques de Haute-Normandie - Société Normande d’Études Préhistoriques. Pour plus de facilité, la simple appellation CRAHN est utilisée seule. Depuis la réunification de la Normandie, officiellement décidée le 16 janvier 2015, l'acronyme CRAHN désigne le Centre de Recherches Archéologiques et Historiques de Normandie.

 SNEP : les origines de 1893 jusqu’à la Première Guerre mondiale

En mars 1893, à l’issue d’une réunion de la Société des amis des sciences naturelles et du Muséum de Rouen où sept membres préhistoriens s’étaient retrouvés seuls et avaient présenté des silex paléolithiques trouvés dans diverses briqueteries, ceux-ci décident de fonder une nouvelle société spécialisée dans cette étude. Parmi eux, en particulier, Montier et Coutil, résidant tous deux dans l’Eure, qui pensaient déjà « depuis quelque temps » à une fondation de ce genre. En mai, se tient à Elbeuf la séance d’ouverture de la Société, en présence de 27 membres de l’École d’Anthropologie de Paris, sous la présidence d’honneur de Gabriel de Mortillet qui occupe dans cette institution la chaire d’anthropologie préhistorique et exerce alors une influence importante dans le milieu des préhistoriens à l’échelle internationale. La composition de la Société reste ensuite marquée par les conditions de sa naissance : sur la centaine de membres qu’elle compte avant la Première Guerre mondiale en moyenne, la part des Haut-Normands représente entre les deux tiers et les trois quarts du total. Durant cette première période, réunions et excursions génèrent beaucoup de déplacements à travers l’ensemble de la Normandie : il existe une volonté d’aller sur le terrain, de voir des collections diverses, de dresser une sorte de bilan des connaissances et des études en cours. La volonté de couvrir l’ensemble de la région aboutit plus nettement encore dans le domaine des publications : c’est l’époque des grands inventaires dressés par Coutil, parfois avec l’aide de collègues.